Association Vaudoise des ArchivistesSuite à une fructueuse collaboration, toutes les archives de l’administration bernoise du Pays de...
Un inventaire est un instrument de recherche fournissant une énumération descriptive plus ou moins détaillée des dossiers et des pièces composant un fonds d’archives. La rédaction d’un inventaire est régie par des normes comme la norme ISAD(G), qui a pour but de fournir un descriptif pertinent et explicite.
La norme ISAD(G) est composée de 26 éléments, dont quelques-uns sont indispensables à l’élaboration d’un inventaire. http://www.icacds.org.uk/fr/ISAD(G).pdf
Notre but consistera ici à donner des conseils simples en matière d’inventorisation, afin de faciliter le travail de professionnels et de non-professionnels dans ce domaine relativement complexe.
L’inventaire est une étape parmi d’autres dans le traitement d’un fonds : en effet, lorsqu’on reçoit un fonds, il faut en premier lieu rédiger un bordereau de versement (dans le cas d’un,service de l’administration), un bordereau d’entrée, acte de don ou acte de dépôt lors de la, prise en charge d’un fonds privé.
Ensuite, s’il s’agit d’un fonds dont les différents éléments déposés n’ont pas été classés selon un plan de classification par les auteurs, il est important d’effectuer un recensement des différentes pièces versées, sur la base duquel un plan de classification pourra être élaboré.
Celui-ci devra rester le plus proche possible de l’ordre dans lequel les documents ont été reçus, à moins qu’ils aient vraiment été en vrac. Une fois le plan de classification établi, il faut classer les documents reçus en fonction de ce plan. Il arrive très souvent que le plan fasse alors l’objet de modifications au cours de cette étape afin de correspondre exactement à la réalité du fonds.
S’il s’agit d’un fonds qui a fait l’objet d’un classement régulier selon un plan de classification établi et respecté, il suffira de reprendre ce plan de classification et de vérifier que les documents ont bien été classés dans le bon dossier.
En parallèle à cette étape de classement ou de vérification du classement, il est possible de procéder à un tri, soit à l’élimination ou à l’épuration d’une partie des documents reçus (doubles, papiers corbeille). Pour effectuer ce tri, il est indispensable de se référer aux recommandations de conservation ou d’établir un calendrier de conservation. Dans le cadre d’un fonds privé, il est très important de se mettre d’accord avec le donateur/dépositaire du fonds avant d’effectuer un quelconque tri.
Enfin, si d’autres documents que des doubles et papiers corbeilles sont éliminés, ne pas oublier de rédiger un bordereau d’élimination, approuvé et signé par toutes les parties avant l’élimination.
Une fois ces différentes étapes franchies, on peut commencer à faire l’inventaire du fonds concerné.
Un inventaire doit être un outil descriptif pertinent et explicite des documents conservés. La norme ISAD(G) propose 26 éléments de description, mais tous ne sont pas forcément indispensables.
Lors de la description d’un fonds, 5 critères de description sont obligatoires :
De plus, l’élaboration d’un inventaire peut comprendre :
1. une introduction, dans laquelle figureront :
2. des renvois : un document pourrait parfois être classé à différents endroits ; afin de permettre au chercheur d’établir les liens nécessaires et de faciliter son orientation, on peut établir :
3. des notes de base de page : pour donner des renseignements généraux ; souvent utilisées pour donner indiquer le type de contenu de certaines séries ou sous-séries, surtout quand celui-ci est répétitif.
4. Un index : indispensable pour retrouver rapidement l’information.
5. Les conditions d’accès et d’utilisation : dans le cas d’archives privées et sans mention spécifique du déposant, aucun texte de loi ne les régit. Le centre d’archivage peut dès lors décider des modalités de consultation, tout en se réservant d’appliquer ses propres conditions. Les dossiers personnels sont néanmoins soumis à des règles plus strictes : selon la loi vaudoise des archives publiques, leur accès est possible 100 ans après la date d’ouverture d’un dossier ou seulement avec l’accord écrit de la personne concernée.
6. Une bibliographie : elle permet d’établir des liens avec d’autres textes sur le sujet concerné.
7. Les annexes : très utiles pour intégrer les documents qui ont servi au professionnel de développer son travail (lettres à des tierces personnes, organigramme de l'institution ou biographie des personnes concernées, textes externes qui donnent un complément d'information, etc.). Elles sont souvent le lien qui permet de comprendre la démarche intellectuelle et pratique de l'archiviste.
La référence ou cote est un moyen efficace d'identifier et de retrouver facilement les documents. Elle doit être simple et clair afin d'éviter toute confusion. Il est judicieux d'alterner les chiffres et les lettres afin d'en facilité la lecture et éviter toute équivoque.
Exemples : A 0001 / J 02049 / FF 1
Remarque : Il peut arriver, lors de la réception d’un fonds privé ou public, qu’il y ait des lacunes dans le fonds, qu’une action d’urgence (décès, départ, etc.) ait perturbé l’ordre / le classement des archives ou provoqué la disparition de certains documents.
Dans ce cas, les mesures à prendre sont les suivantes :
Dans certains cas, il peut être intéressant de mettre un inventaire à disposition de
l’administration et/ou du public, de manière à faciliter les recherches.
Il existe différents types d’approches en la matière et surtout, des situations et des besoins divers.
Mise à disposition d’un inventaire au sein d’une administration :
Idées de solutions pratiques :
Mise à disposition d’un inventaire en ligne (internet – large public) :
Différentes solutions existent. Certains centres d’archives ont mis des descriptions d’inventaires en ligne, etc..